Émile Langlade, Artistes de mon temps. Volume 3 (1929-1938)
“ J'ai vu cette image de Chateaubriand, un jour où j'étais seul dans l'allée redevenue silencieuse ; je l'ai contemplée sous les hautes futaies, que le soleil d'été perçait de ses flèches d'or, et, dans le cadre de ce paysage paisible où jadis Châteaubriand promenait ses rêves de jeunesse, au pied des murailles de ce château qu'il a tant chéri, dont le souvenir a hanté son œuvre, assis aux pieds de son effigie, j'ai cru que son ombre était là, qui parcourait encore les allées du parc silencieux, et que j'allais le voir venir, les bras croisés, au détour du chemin proche. ”
