Émile Langlade

Élements biographiques

Émile Langlade La cité triomphale (1915)

Les malandrins qu'on traînait au poteau, Le carnaval, la famine et le reste ;
Elle connut tous les petits métiers,
Leurs cris qui sont la voix de la grand'ville, Et les airs vieillots des ménétriers,
Des moineaux logeaient sous son toit de tuile.
Tout, autour d'elle, était vivant, vibrant, Comme la mer, la rumeur de la foule,
Dans ce Paris, de jour en jour plus grand, L'environnait d'un vague bruit de houle.
Et maintenant, tous les nids sont détruits, Sous chaque coup, chaque pierre qui tombe, — Ce bruit se perd parmi tant d'autres bruits ! — C'est le passé qui roule dans la tombe.
Source : Gallica

Émile Langlade Artistes de mon temps. Volume 3 (1929-1938)

J'ai vu cette image de Chateaubriand, un jour où j'étais seul dans l'allée redevenue silencieuse ; je l'ai contemplée sous les hautes futaies, que le soleil d'été perçait de ses flèches d'or, et, dans le cadre de ce paysage paisible où jadis Châteaubriand promenait ses rêves de jeunesse, au pied des murailles de ce château qu'il a tant chéri, dont le souvenir a hanté son œuvre, assis aux pieds de son effigie, j'ai cru que son ombre était là, qui parcourait encore les allées du parc silencieux, et que j'allais le voir venir, les bras croisés, au détour du chemin proche.
Source : Gallica

Émile Langlade La cité triomphale (1915)

Vive Montmartre où l'on chahute Aux chansons de folle gaîté !
Gentil moulin de la Galette
Mon cœur est plein,
Mon cœur est plein, folle est ma tête, Gentil moulin !
LES LARVES
Vous sortez de chez Lenthéric ;
Quel parfum nouveau vous embaume ? De quel « secret » de femme chic Vous a-t-il donc vanté l'arome ?
Vous chaussez un soulier verni D'une distinction suprême Et c'est d'un amour infini Qu'en le regardant, on vous aime.
Dans un quartier délicieux Laissez-moi vous mener, ma chère. Vous vous régalerez les yeux D'un coin de ciel ou de Cythère.
Source : Gallica

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