Résumé

Henry Jouin Les Maîtres peints par eux-mêmes… (1902)

LA BIOGRAPHIE DU SCULPTEUR ROLAND
A David d'Angers.
Paris, le 21 février 1850.
Monsieur et maître, C'est, avant, pour vous remercier de l'honneur que vous me faites de m'envoyer la biographie de Roland. Je l'ai lue avec plaisir, avec bonheur. J'y ai trouvé ce que je suis heureux de rencontrer dans la sculpture antique, dans la vôtre, et dans quelques morceaux bien rares, hélas ! c'est-à-dire : un souffle de jeunesse qui rend l'homme, sinon semblable à une divinité, du moins digne de ses hautes facultés; qui le place au-dessus de cette masse inerte qu'on a l'affront d'appeler humanité !
Source : Gallica

Henry Jouin Les Maîtres peints par eux-mêmes… (1902)

David, Messieurs, ne fut pas seulement un grand artiste, il fut aussi un grand citoyen. A ces deux titres, il a bu, comme quelques-uns de ces illustres prédécesseurs, à la coupe enivrante de la gloire et du martyre, aussi bien dans l'art que dans la vie publique Devant la tombe, Messieurs, les petites passions se taisent, la justice humaine arrive décernant à qui le mérite le blâme ou l'immortalité. Quiconque n'est pas jugé digne est oublié des hommes.
Source : Gallica

Henry Jouin Les Maîtres peints par eux-mêmes… (1902)

C'est qu'en effet le maître, salué dans sa gloire éphémère, a repris sa brosse ou son
ciseau et, sans bruit, sans nul souci de vogue, il s'est replongé dans le rêve ; il essaye de donner une forme à l'idéal.
A de certaines heures, ce créateur modeste prend sa plume. On le voit tracer une page sur sa propre vie, fixer le souvenir d'un jour de lutte, confier à un ami ses angoisses d'artiste, raconter la fin douloureuse d'un camarade d'atelier, mort dans l'insuccès et le dénuement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature