Octave Fidière

Résumé

Octave Fidière Chapu : sa vie et son oeuvre (1894)

Peut-être ses nombreux écrits ne l'auraient-ils pas assurée contre l'oubli; pendant de longs siècles, en tout cas, le monument de Chapu apprendra son nom à la postérité. La Pensée, que l'artiste a choisie pour personnifier cet esprit viril et hardi, n'a pas la grâce pleine d'abandon de la vierge qui salue les mânes de Regnault. Dans la plénitude de ses formes, dans la majesté calme de sa pose, dans la mélancolie de son œil rêveur et douloureux, on sent qu'elle a passé l'âge des premières fleurs, qu'elle a déjà l'amère expérience de la vie.
Source : Gallica

Octave Fidière Chapu : sa vie et son oeuvre (1894)

La bouche seule, mobile et spirituelle, avec sa lèvre dédaigneuse, donne à la figure un caractère hautain et sarcastique qui le marque d'un sceau personnel.
Le buste de Dumas, en revanche, est un chef-d'œuvre de premier ordre qui tient dignement sa place au milieu des marbres de Houdon et de Caffieri, dont s'enorgueillit justement la Comédie française. Il y a là plus qu'un portrait. C'est une âme que l'artiste a croquée dans cette figure puissante au cou de taureau, à la lèvre sensuelle, aux cheveux crépus, à l'oeil saillant et largement ouvert.
Source : Gallica

Octave Fidière Chapu : sa vie et son oeuvre (1894)

Il ne refusait rien, pas même les plus infimes besognes, se souvenant de Puget décorant les galères royales, et jugeant que l'art est noble partout où il s'exerce. Bien qu'il apportât dans ces travaux les scrupules et la conscience d'un artiste, il se considérait, dans sa modestie, comme un simple ouvrier d'art et s'en remettait, pour son salaire, à la discrétion de ceux qui l'employaient. Beaucoup profitèrent de cette heureuse chance; quelques-uns même, s'il faut en croire les notes intimes du sculpteur, en abusèrent un peu.
Source : Gallica

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