Résumé

Lendemains de Guerre des Flandres à la Meuse

Après avoir longtemps bravé les bombes, vécu, jour et nuit, la vie souterraine et montré en toutes circonstances, un touchant attachement aux cendres de leurs foyers, ils durent par ordre supérieur quitter leur ville. Mais à peine la victoire eut-elle ébranlé le front de Champagne si longtemps inchangé qu'ils réapparurent aussitôt afin de reprendre possession de la terre aimée et meurtrie.
Aujourd'hui, ils sont déjà 50.000! Ils vivent on se demande comment, mais les rues bordées de décombres présentent une animation de bon augure.
Source : Gutenberg

Lendemains de Guerre des Flandres à la Meuse

Cette rage qui, tour à tour, pendant plus de quatre ans se manifesta avec une extrême violence, puis se ralentit pour reprendre ensuite comme obéissant à quelque rythme mystérieux, marquait une volonté fermement arrêtée d'atteindre à la fois l'art et l'âme de la France, en détruisant le monument dans lequel s'incarnait notre génie et notre histoire, le sanctuaire même de la royauté et de la nation française, cri de beauté suprême jeté par le XIIIe siècle, où vibraient et palpitaient tant de nobles, de vivants, de triomphants souvenirs!
Source : Gutenberg

Lendemains de Guerre des Flandres à la Meuse

Du charmant hôtel de ville et de son porche voûté d'ogives, il ne reste qu'un informe squelette sur lequel s'est écrasé son élégant campanile. Sur ces décombres, l'ennemi avait placardé l'inscription suivante qui voulait sans doute être spirituelle: «Nicht ärgern. Nur wundern. (Ne pas s'irriter, mais seulement admirer.) » Or, bien plutôt que la manifestation de la force brutale, ce qu'il convient d'admirer ici, c'est le réveil de l'activité. Quelques habitants sont revenus que l'on voit s'approvisionnant aux boutiques improvisées en un coin de la place.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature