Fleury Vindry

Résumé

Fleury Vindry Spartacus : fresques antiques (1917)

Le jour naissant proclame, en ses clairons d'azur, De Spartacus vainqueur, après un combat dur, Le triomphe éclatant sur la hautaine race Et son étendard noir s'agite dans l'espace.
Salué des clameurs d'un peuple, des baisers Et des fleurs, que projette, en rayons irisés, La main tumultueuse et fragile des femmes, Il s'enivre, un moment, à la fête des âmes.
Mais son coeur reste grave et son front sérieux, Car il pèse son rêve aux balances des dieux. Il sait que toute gloire est précaire et mortelle Et que l'heure la peut briser d'un seul coup d'aile.
Source : Gallica

Fleury Vindry Spartacus : fresques antiques (1917)

La horde, d'une ardeur unique est animée Et la vague succède à la vague. L'afflux D'un tourbillon humain couvre les gazons nus.
Alors, tandis qu'il laisse une part des cohortes Eventrer les fortins et saccager les portes, Spartacus, fonçant droit sur le camp ennemi, Touche presque à l'abri du consul endormi.
Crassus, qu'a réveillé le cri des sentinelles, A senti la folie envahir ses prunelles. D'un bond, il s'est jeté sur le dos d'un cheval, Et tressaute, au galop haché de l'animal.
Il fuit, le coeur fondu d'une molle épouvante, Et l'ouragan l' emporte en sa robe hurlante.
Source : Gallica

Fleury Vindry Spartacus : fresques antiques (1917)

Sous la poussière rouge où la foule s'égorge L'espace retentit d'un bruit géant de forge. L'aire des champs s'émeut de galops furieux. Un nuage de traits voile la paix des cieux.
Aux aigles de vermeil des Romains s'enchevêtrent
Les drapeaux des proscrits, qui dans leurs rangs pénètrent.
Une houle de fer bat le réduit sacré
Où le consul Crassus de fort près est serré.
Spartacus, brandissant une épaisse francisque, Vers la tente du chef, à bonds pressés, se risque. Son arme qui tournoie, écrase, tranche, abat, D'une ornière de pourpre éventre le combat.
Il touche au but.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature