John-Antoine Nau

John-Antoine Nau

Résumé

Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Hiers bleus

Ce qui les enivra d’adorable tristesse.
Et tu es bonne car tu révèles tout bas
L’Indicible promis à celui qu’on délaisse,
Le sens des secrètes voix qui ne sonnent pas
Mais s’insinuent en les sommeils morts de nos âmes,
La charmeuse langueur des cœurs inconsolés
Par des soirs émouvants comme un Passé, voilés
D’apitoiement gris-bleu comme tels yeux de femme,
L’espoir sans forme et d’autant plus magiquement
Berceur, grand flot roulant dont l’azur berce et noie
Et ces lents, profonds et discrets déchirements
Plus divinement caressants que toute joie
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Hiers bleus

Dans une indigente lumière jaune
Où volettent des monstres d’un noir bleu,
Aux crépitements des mèches qui charbonnent,
C’est la hâte qui se change en fureur,
L’aiguille qui glisse,
Entre les doigts moites moins crispés,
Voici les neurs et les papillons qui s’irisent.
Et les réveils, les reins brisés,
Après de longs sommes de vingt secondes.
Vite une gifle d’eau glaciale sur les yeux,
Dans le patio sonore, d’un noir de tombe,
Et la lutte reprend, plus enragée, plus anxieuse
Aussi leur parait-il qu’une aurore de fête
Egaye de feux roses les murs rechignés
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Hiers bleus

Pour sonner au soir bleu de rires aigrelets.
Etoufferont bien des longues plaintes furtives
Combien d’yeux taris et brûlés,
De ceux qui firent tragiquement expressives
Les vitres faiblement luisantes dans 1& noir,
Guetteront avec plus de haine que d’espoir
De vos tépides chambres quiètes
Le reflet brasillant des milliers d’yeux cruels
De la Ville qui se refuse à la conquête,
Chassant toujours plus loin vers l’effroyable Hell
Des renoncements pleins de fureur et d’envie
Ceux des vaincus meurtris qu’elle n’a pas gardés
Sous les spires de ses maëlstroms de sanie.
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