Résumé

Georges Droux Lumière, Alger-la-Blanche : poésies (1922)

Midi. Tout est splendeur, rayonnement, beauté. L'éther, d'un bleu sans tache, insondable, lacté, Descend sur l'univers en ondes de clarté.
A l'horizon, le ciel, d'un bleu lavé, plus pâle Avec des chatoiements d'eau, de nacre, d'opale, Est coupé brusquement d'une barre brutale
Par la mer, morte, bloc énorme de saphir,
Que ne font aujourd'hui se cabrer ou frémir Ni tes assauts, mistral, ni tes baisers, zéphyr.
La terre a la fraîcheur d'une églantine éclose :
La plage, les coteaux et l'Atlas, tout est rose,
Rose de chair d'enfant ou d'aurore ou de rose.
Source : Gallica

Georges Droux Lumière, Alger-la-Blanche : poésies (1922)

Golfe, est-ce ta splendeur, brise, est-ce ton haleine Dont, ce soir, la caresse est plus douce à mes yeux ?...
Alger, c'est tout cela qui fait qu'aux frais visages La paupière se mouille et la lèvre se tend,
Et que, soudain troublé, dans l'ombre du corsage, Se gonfle un jeune sein sur un cœur palpitant.
C'est tout cela qui fait que si souvent l'on rêve En regardant sourire ou ta baie ou ton ciel,
Et qu'en l'âme de ceux pour qui l'amour s'achève Le désir met encor son absinthe et son miel.
Source : Gallica

Georges Droux Lumière, Alger-la-Blanche : poésies (1922)

« L'aube est proche qui vient t'annoncer ton soleil, Et le voici lui-même avec son front vermeil.
Que ta maison, sonore et de musc embaumée, Accueille par des chants et des parfums l'aimée : Ses yeux sont plus brillants que des yeux de houri, Et le rossignol trille et le jardin sourit. »
— « Sa joue est une rose et son regard le ciel ; Dans le baiser sa bouche est un rayon de miel ;
Sa taille est souple ainsi qu'un jeune arbre et, sur elle, Se poserait, en roucoulant, la tourterelle.
Qu'elle vienne en colombe, en abeille, en péri, Pour elle l'oiseau trille et le jardin sourit. »
Source : Gallica

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