John-Antoine Nau

John-Antoine Nau

Résumé

Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Au seuil de l’espoir

Dont, — insensiblement vite, — le ciel s’encombre.
Et tandis qu’un relief fantastique — de pics,
De promontoires, becs luisants dans la pénombre,
De pointes basses qui se tordent en aspics,
D’écueils de jais, dressant de hautains monolithes, —
Titans de Hell, debout sur le remous des eaux,
Impassibles et terrifiants Satellites, —
Se projette, infrangible, au devant des vaisseaux,
Les Vikings, rués vers les avenirs sublimes, —
Ivres, — gardent au cœur le reflet d’or des cimes.
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Au seuil de l’espoir

Les coussins où le pied céleste s’est posé ?
— Ne sent-il pas un bras faible qui le repousse
Impérieusement, — lui seul ! — et seul l’exclut,
L’adorateur, jadis plus humble, — et qui déplut ? —
— Non, — car une main tiède à la pression douce
Plus gracile et pourtant la même qu’autrefois
L’attire, — croirait-il, — ne quittant plus la sienne...
— Leurre, aussi, les reflets de mer céruléenne
Et l’or vert du soleil tamisé par les bois
Qui baignent, s’épandant de croisée à croisée,
La chambre des lueurs étranges de ses yeux ? —
...
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Portrait de John-Antoine Nau John-Antoine Nau Au seuil de l’espoir

Errant dans les ronciers de trop réelles terres,
Traînant ses remords las et ses pensers navrés
Sous la menace des nuages bas, cuivrés,
N’osant pas plus songer à la neige odorante
Des lys, des blancs rosiers de ses amours d’antan
Qu’aux divines fraîcheurs de son âme d’enfant,
N’a-t-il pas, tout à coup, respiré, — pénétrante.
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