Philoxène Boyer,
Les Deux Saisons
(1867)
“ Pour mon amour descends sur nous ! Mais quoi! toujours sous les nuages roses Le rayon d'or s'est bien vite éclipsé : Le temps n'est plus pour les métamorphoses, Et des sorciers le bon règne est passé ! Pourtant, vous venez, ô cher ange ! Le rameau d'espoir dans vos mains, Et de votre splendeur étrange Vous illuminez mes chemins! Et maintenant, marbre au long voile, Blanche fleur et flottante étoile, Tous ces pâles reflets de votre éclat si doux, J'ai tout retrouvé, tout vu dans votre âme, Et je sais qu'en un coeur de femme, Dieu met tous les bonheurs pour nous ! ”
