Émile Coquatrix

Résumé

Émile Coquatrix Alceste : au profit des pauvres (1872)

La Force, - on l'a trop vu, — peut se passer du Droit.
Mais le Droit ne peut pas se passer de la Force, Plus que, pour porter fruit, l'arbre, de son écorce.
C'est raide, mais c'est ça. La source de nos maux C'est la fanfaronnade avec tous ses grands mots, L'oubli de tout respect, l'âme errant dans le vague, Et pour résumer tout, en un mot, c'est la Blague.
Source : Gallica

Émile Coquatrix Alceste : au profit des pauvres (1872)

Il peut, —nous délivrant de tous nos hypocrites, Dont l'orgueil est pour moi le plus clair des mérites, Qui dans leur miel trompeur infusant le poison Sous leurs raisonnements étouffent la raison De ces flambeaux éteints ressusciter les flammes, Faire en des corps nouveaux passer ces grandes âmes, Et chassant partout l'ombre à force de clarté Du gouffre ténébreux tirer l'humanité.
Source : Gallica

Émile Coquatrix Alceste : au profit des pauvres (1872)

Nous nous disons amis des mœurs, des lois, de l'ordre, Malgré cela pourtant toujours prêts à nous mordre, A nous jalouser tous. rancuniers, envieux, Jamais contents du bien, courant après le mieux, Ne nous apercevant que lorsque tout est sombre Que nous avons lâché la proie, hélas i - pour l'ombre.
Oh ! comme Juvénal justement irrité Nous redirait à tous l'austère vérité, Comme il aurait raison de nous cingler la face Pour nous faire tenir chacun tranquille, en place, Et nous forcer d'agir au lieu de bavarder, Au bord du gouffre ouvert que nul ne peut sonder.
Source : Gallica

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