Alexandre Marie

Résumé

Alexandre Marie Les patriotiques (1835)

Las de souffrir un honteux esclavage , Des cris d'amour appellent le héros : Il les entend, et son bouillant courage Lui fait braver le caprice des flots, Tant pour son coeur la France a des échos !.
Il la revoit cette terre chérie : Peut-il en craindre un nouvel abandon, Quand les guerriers de la mère-patrie Fêtent en chœur le grand Napoléon?
A Waterloo, l'acier luit, l'airain tonne; Mais la Victoire a fui nos étendards : L'aigle succombe, et la Gloire s'étonne De voir mourir les nourrissons de Mars, En l'accusant de leurs derniers regards.
Source : Gallica

Alexandre Marie Les patriotiques (1835)

Réalise mon espérance, Que par moi ton sein maternel Soit humecté des pleurs de la reconnaissance ; Tu ne peux vouloir mon trépas; Ne sois point sourde au cri de la nature ; Entends au fond du cœur cette voix qui murmure : A ton enfant ouvre les bras!.
Pauvre chien! sous le toit qui couvre ma misère, On me verrait renaître à la félicité, Si je pouvais unir à ta fidélité L'amour et le cœur d'une mère!.
Mais si l'honneur te défend de nommer Ce fils, gage honteux d'une coupable ivresse,
Il n'a pas le pouvoir de t'empêcher d'aimer L'enfant dont le bonheur dépend d'une caresse.
Source : Gallica

Alexandre Marie Les patriotiques (1835)

Par elle l'homme des deux mondes, Confiant son destin aux ondes, Aborde en un climat lointain.
Bientôt sa redoutable épée, Dans le sang d'Albion trempée, Donne l'indépendance au peuple américain.
La Grèce en héros si féconde , Après avoir dicté des lois au monde, Esclave, gémissait dans un honteux oubli ; Rappelant son antique gloire, Elle pousse un cri de victoire, S'arme. Ses tyrans ont pâli!.
En vain l'atroce barbarie Que guide une aveugle furie, Pense river les fers d'un peuple révolté: Rien n'arrête l'élan sublime D'une nation magnanime
Qui combat pour la liberté !
Source : Gallica

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