Jean-Joseph Regnault-Warin

Résumé

Jean-Joseph Regnault-Warin L'ange des prisons ; (Louis XVII) élégide… (1817)

Vultur, qui, dans la profondeur de ce calcul infernal, voit déjà la société dissoute; le noir Vultur inspira Robespierre , quand ce démagogue choisit, pour surveiller, pour diriger, pour exciter les Simons, l'obscène et effronté Hébert. N'oubliez jamais, leur avait dit celui-ci, qu'on vous a livré le fils d'un roi, c'est-à-dire , un jeune tigre ; et puisqu'enfin il faut parler à ce descendant des mangeurs d'hommes, que ce soit l'idiome des pâtres ! Un crime utile effraie la pusillanimité : qu'il vive donc !
Mais énervez ses sens, mais flétrissez son cœur, mais tuez sa pensée.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin L'ange des prisons ; (Louis XVII) élégide… (1817)

Jointe à une terrestre argile, si l'âme, au lieu de la faire concourir au perfectionnement de l'humanité, la poussa vers sa dégradation, ou l'en écarta par une tiède indifférence, le juge suprême refuse à cette âme coupable la manifestation de sa nature et la révélation de l'univers. A l'instant s'allume dans toutes ses facultés la soif de cette vérité qu'elle dédaigna ou qu'elle trahit ; et cette passion, d'autant plus ardente que l'âme fut plus criminelle, réalise pour elle tous les
tourmens que l'imagination prête à l'enfer.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin L'ange des prisons ; (Louis XVII) élégide… (1817)

IN on, jeune homme, tu ne couvriras point d une rougeur pénible les joues pudiques de ton ange ! Homme, tes crimes ne le
forceront point à jeter à l'esprit des ténèbres ton cœur souillé !. Appuyé sur son sein, garanti par ses ailes, avance dans cette route qui semblait s'élargir à tes premières aurores, mais qui devient étroite et escarpée à ton dernier déclin.
L'ange qui berça ta jeune couche, entr'ouvre silencieusement la tombe où tu vas dormir. Dormir ! Non : la mort, qui dénoue ces liens de chair et les rend aux élémens, n'est qu'un passage à l'immortalité.
Source : Gallica

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