Résumé

Captivité et mort de Louis XVI.… (1874)

Ce badinage, loin d'égayer M. de Malesherbes, ne fit qu'aigrir la plaie de son cœur : il éclate en sanglots et ses larmes coulent en abondance.
Le roi en est désolé : « Qu'ai-je donc fait? s'écrie-t-il; je voulais vous prouver que mon âme est en paix, et j'ajoute encore à votre affliction ! » - Les féroces républicains cependant, avant de frapper le dernier coup, se reprochaient de n'avoir pas épuisé sur leur victime tous les raffinements de la barbarie.
Jusqu'alors Louis XVI avait été obsédé par deux gardiens.
Source : Gallica

Captivité et mort de Louis XVI.… (1874)

Sa famille, depuis quelque temps, partageait aussi cette cruelle attente , et Madame Elisabeth , avant même cette dernière séparation, disait un jour à Cléry, les yeux baignés de larmes : « La reine et moi ne nous faisons pas plus illusion que le roi sur le sort qu'on lui prépare.
Hélas ! oui, il mourra victime de son amour excessif pour ce peuple aveuglé dont le bonheur l'occupa uniquement depuis son avénement au trône, mais sa religion le soutiendra dans cette affreuse extrémité. »
Source : Gallica

Captivité et mort de Louis XVI.… (1874)

Le roi s'en aperçut ; il tenait un livre à la main et continua de le lire; aucune altération ne parut sur son visage; la reine montra la même fermeté. La proclamation finie, les trompettes sonnèrent de nouveau.
Cléry se mit à une fenêtre : aussitôt les regards du peuple se tournèrent vers lui; on le prit pour Louis XVI, il fut accablé d'injures; les gendarmes lui firent des signes menaçants avec leurs sabres, et il fut obligé de se retirer pour faire cesser le tumulte.
L'unique consolation humaine qui soutenait l'infortunée famille, était d'être réunie à son chef.
Source : Gallica

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