Résumé

Adolphe Lanne Une officine royale de falsifications

Elle savait que les reliques royales avaient été enlevées par Toulan. Elle savait que Toulan avait été exécuté en 1794. Elle espérait qu’il avait pu confier à quelqu’un, avant de périr, les objets dont la Reine avait désiré la conservation. Il est plus qu’étrange que jamais Louis XVIII, qui avait cependant relu, corrigé et recopié les souvenirs de sa nièce, n’eût songé à lui dire, par exemple, ce qu’il avait dit à Cléry en lui montrant le cachet : « Le reconnaissez-vous ? »
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Adolphe Lanne Une officine royale de falsifications

Des personnes qui paraissent avoir obtenu la faveur de lire le manuscrit original de ces Mémoires, assurent que le récit y est toujours à la première personne, ce qui le rend plus vif, plus intéressant ; qu’au lieu de ces termes : le Roi, la Reine, le Dauphin, Madame Élisabeth, etc., il y a : mon père, ma mère, ma tante, mon frère, le petit, expressions si douces et si touchantes ; quelques-unes de ces personnes regrettent surtout de ne point retrouver dans l’imprimé des détails qui se sont gravés dans leur mémoire en lisant le manuscrit original.
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Adolphe Lanne Une officine royale de falsifications

FALSIFICATIONS LE CACHET DE LOUIS XVI
Il n’y a pas de petits faits en histoire, ou, du moins, il n’y a pas de faits négligeables.
Dans une instruction judiciaire, il arrive souvent qu’après qu’on s’est fourvoyé pendant un temps sur de fausses pistes, signalées par des indices trompeurs, un détail banal, un mot en apparence insignifiant, jettent tout à coup un rayon de lumière et font apercevoir le fil conducteur qui assurera la direction des recherches et guidera jusqu’au point d’où se peut découvrir, dans tout son enchaînement, l’ensemble de l’affaire.
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