Résumé

La Louisiade, poëme en douze chants… (1824)

Le calme des vertus brille sur son visage ; Son coup-d'œil paternel a dissipé l'orage.
Le feu des factions est à peine allumé ; Le peuple au crime encor n'est pas accoutumé.
L'amour des rois l'emporte ; et malgré l'enfer même, Il n'ose résister à la grandeur suprême.
0 prince infortuné ! vos coupables sujets, Étonnés seulement suspendent leurs projets !
Vous les croyez en vain dignes de vous connaître; Sans Mirabeau, Philippe, ils le seraient peut-être, Et loin de menacer, seraient à vos genoux.
Antoinette, à l'aspect de son auguste époux, Sent renaître en son cœur un rayon d'espérance.
Source : Gallica

La Louisiade, poëme en douze chants… (1824)

« J'ose t'en conjurer : arrête son effort; « Dans son coupable cœur fais naître le remord ; « Mais si tu n'as pitié de son destin funeste, « Du sang de saint Louis épargne au moins le reste, « Épargne les Français fidèles à tes lois, « Qui respectent leur Dieu, qui chérissent leurs rois; « Ne livre point, Seigneur, à ta fureur jalouse, « Louis, ses fils, sa sœur et sa charmante épouse. »
Il dit, et vers son Dieu s'incline avec respect ; Ses yeux sont éblouis de l'imposant aspect De celui qui d'un mot peut renverser le monde, Et dont l'œil pénétrant voit sa douleur profonde.
Source : Gallica

La Louisiade, poëme en douze chants… (1824)

Louis l'attend sans trouble ; il oppose à l'orage Le calme des vertus, la force du courage.
Il prend la main d'Acloque et la met sur son cœur : « Sens-tu ses battemens annoncer la terreur, « Lui dit-il ; de ton roi l'heure fatale approche ; « Mais il saura mourir sans peur et sans reproche. »
Il n'est pas temps encor, monarque infortuné : A souffrir d'autres maux vous êtes condamné.
La horde affreuse approche, entoure sa victime, Jette un sombre regard sur ce front magnanime,
Ose lui proférer le mot de liberté, Et sans honte à son roi prescrit sa volonté.
Source : Gallica

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