Résumé

Amédée Pommier La République, ou Le livre de sang… (1837)

Lorsque se réveille et s'irrite L'ogre des révolutions, Il n'est ni vertu, ni mérite, A l'abri des proscriptions.
Au lieu d'honorer le génie,, On le couvre d'ignominie, On le précipite au tombeau; Le peuple, aveugle en ses vengeances, Des plus hautes intelligences Eteint sans regret le flambeau.
Hélas ! ce fut ta destinée, 0 trop infortuné Bailly !
Par une tourbe forcenée Déjà je te vois assailli; J'entends des cris d'anthropophages; Sur tous ces féroces visages Se peint le courroux de l'enfer; Ces bandits à face d'hyène Du prisonnier qu'on leur amène Voudraient déchiqueter la chair.
Source : Gallica

Amédée Pommier La République, ou Le livre de sang… (1837)

Sa vie est de tourmens et de larmes tissue ; Et mieux vaut l'assommeur, qui, prenant sa massue, D'un coup bien asséné vous abat son bétail, Que le bourreau, doué d'un infernal génie, Qui fait sous son scalpel durer votre agonie Et vous assassine en détail.
Vieille à force de maux, d'outrages saturée, Elle voit sans regret sa fin prématurée ; La mort en s'approchant ne la fait point frémir; Qu'au plus tôt, c'est son vœu, le drame se termina!
A son rouge escalier l'horrible guillotine La verra monter sans blêmir.
Source : Gallica

Amédée Pommier La République, ou Le livre de sang… (1837)

Quiconque hait le sang, on le hue, on l'insulte; Tous les abords sont pleins de Jacobins hideux, Et quand devant ce peuple, aux vrais instincts d'hyène , Passent les députés : Ou sa tête ou la tienne !
Rugit le tigre h chacun d'eux.
Puissant et sûr levier ! infaillible tactique !
Plus d'un lâche, voyant la tourbe frénétique Brandir avec fureur poignards et pistolets , A prononcer la mort malgré lui se décide, Et se laisse arracher le vote régicide Par la menace des stylets.
Mais honneur éternel aux hommes de courage, Qui, dans ce jour d'effroi, faisant tête à l'orage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature