François Tamisier

François Tamisier

Résumé

Portrait de François Tamisier François Tamisier Jacques Saury, chronique du Comtat… (1858)

Implacable dans sa vengeance, le peuple ne tenait aucun compte de la torture atroce de ce malheureux cloué pour ainsi dire à la guillotine, et qui avait vu le sang do ses collègues jaillir sur ses habits. Le cri de mort retentit une seconde fois avec une explosion terrible, et comme le bourreau restait sourd aux clameurs vengeresses de la multitude, un coup de feu partit tout-à-coup du milieu de la populace exaltée jusqu'au délire. On vit le scribe infortuné porter la main vers son coeur, chanceler, pâlir et rouler enfin au pied de l'échafaud.
Source : Gallica

Portrait de François Tamisier François Tamisier Jacques Saury, chronique du Comtat… (1858)

Contenir les passions mauvaises, prévenir le crime, étouffer les conflits , en un mot, contribuer pour sa part, et dans la faible mesure de ses moyens, à fonder dans Avignon l'alliance de la liberté et de l'ordre, tel avait été son rêve de patriote, son ambition de citoyen.
Se sentant plus compromis sans doute, le chevalier Souspiron, son collègue, n'essaya pas même de se défendre , et garda devant ses juges le silence du mépris.
Source : Gallica

Portrait de François Tamisier François Tamisier Jacques Saury, chronique du Comtat… (1858)

Mais qui ne sait que les échafauds de la Terreur ont dévoré plus d'hommes de métier que de riches propriétaires, plus de simples bourgeois que de nobles et de seigneurs ? Ceux-ci se dérobaient à la mort par une prompte fuite, ou bien ils gorgeaient d'or leurs bourreaux, qui les laissaient vivre à ce prix. Mais le pauvre diable qui n'avait pour, toute fortune qu'une petite industrie, ou le mince produit du travail de ses mains, expiait sur l'échafaud le tort de ne pouvoir acheter ses juges.
Source : Gallica

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