Résumé

Gustave Gautherot Le drame d'Orange : la Terreur en Vaucluse (1926)

« Ils ont dominé par l' empire de la terreur, lit-on dans son grimoire; ils ont favorisé les projets populicides de nos ennemis en faisant, par leurs excès et leurs vexations, détester une révolution qui a délivré l'homme des chaînes de la tyrannie et lui a rendu sa dignité primitive; on les a vus, quoique nés dans une médiocrité dont ils ne seraient jamais sortis s'ils eûssent été vertueux, afficher un luxe insolent dans leurs vêtements et dans leurs repas; on les a vus journellement jouer 50 livres par partie de boules... Ils sont donc les ennemis du peuple et de la souveraineté ».
Source : Gallica

Gustave Gautherot Le drame d'Orange : la Terreur en Vaucluse (1926)

A la séance de la Convention du 10 octobre 1793, Saint-Just présenta au nom du Comité de Salut Public un rapport sur le gouvernement révolutionnaire dans lequel on lit : « La République ne sera fondée que quand la volonté du souverain comprimera la minorité monarchique et règnera sur elle par droit de conquête... Il faut gouverner par le fer ceux qui ne peuvent l'être par la justice : il faut opprimer les tyrans ». Sous les voiles d'un fallacieux vocabulaire, ces paroles caractérisent nettement le règne de la Terreur.
Source : Gallica

Gustave Gautherot Le drame d'Orange : la Terreur en Vaucluse (1926)

Jourdan est un homme nul par lui-même, sans principes, sans connaissance, sans éducation, grossier comme les mules qu'il conduisait, tiré du milieu d'elles... par la politique des chefs qui, régissant tout à la fois l' Assemblée électorale et l'armée, voulaient donner les ordres, les exécuter eux-mêmes en en mettant sur un autre la responsabilité... Jourdan paraît naturellement sensible et d'une grosse bonhomie; mais quand on l' excite il est féroce, et dès qu'il a vu le sang, c'est un bourreau, c'est un tigre.
Source : Gallica

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