Etienne Salliard, La Terreur à Poitiers : d'après des documents inédits ou peu connus (1912)
“ Sur les places publiques, on dressait la machine à tuer, dont l'ombre effrayante se profila, par toute la France, jusqu'au lendemain du 9 Thermidor. Bientôt, la terre abreuvée ne pourra boire tout le sang que la guillotine aura versé. Il faudra, place Saint-Antoine, construire un aqueduc (2) où quatre hommes seront occupés, au moment des exécutions, à verser, par seaux, le sang humain. A Poitiers, « les terroristes avaient fait creuser une fosse sous l'échafaud, au pied de l'arbre de la liberté : ses racines, disaient-ils, devaient croître et s'étendre dans le sang des victimes (3) . » ”
