Camille Bourcier

Résumé

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Un accusé, ami ou ennemi, réclame son ministère; comme un médecin qui soigne les blessés des deux camps, il l'accueille sans hésitation, et tous applaudissent à cette générosité. La terreur seule devait lui ravir ces beaux privilèges, que lui ont restitués nos derniers gouvernements. Et cet état de choses est si bien passé dans nos mœurs et convient tellement à notre caractère national, qu'à moins d'un bouleversement et d'une anarchie absolus, nul ne peut se faire aujourd'hui l'idée d'une société organisée sans une magistrature et un barreau, l'un aussi bien que l'autre indépendant
Source : Gallica

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Lorsque l'ordre fut rétabli en France, lorsque l'on commença à respirer avec quelque liberté sur cette terre privilégiée de l'Anjou, si belle, si richement dotée par les mains de la nature, si odieusement maltraitée par la main des hommes, chacun de ceux qui avaient organisé ou pratiqué la terreur, rentra dans l'obscurité d'où il n'aurait jamais dû sortir, et pour son honneur, et pour le bonheur de son pays.
Source : Gallica

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Depuis le 9 thermidor, presque toutes les séances de la Convention étaient des plus tumultueuses. Les terroristes avaient vu avec rage le pouvoir qui leur échappait, passer dans des mains naguères amies. Les gens honnêtes, qui regrettaient leurs fautes passées, et trouvaient que trop de sang avait été versé, étaient décidés à s'opposer, au prix même de leur vie, aux hommes qui faisaient de Robespierre et de Marat leurs idoles, s'efforçaient de justifier les actes des Carrier, des Maignet et des Lebon, et faisaient, en un mot, de la terreur, l'idéal absolu de leur gouvernement.
Source : Gallica

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