Camille Bourcier, Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)
“ Un accusé, ami ou ennemi, réclame son ministère; comme un médecin qui soigne les blessés des deux camps, il l'accueille sans hésitation, et tous applaudissent à cette générosité. La terreur seule devait lui ravir ces beaux privilèges, que lui ont restitués nos derniers gouvernements. Et cet état de choses est si bien passé dans nos mœurs et convient tellement à notre caractère national, qu'à moins d'un bouleversement et d'une anarchie absolus, nul ne peut se faire aujourd'hui l'idée d'une société organisée sans une magistrature et un barreau, l'un aussi bien que l'autre indépendant ”
