Camille Bourcier

Élements biographiques

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Un accusé, ami ou ennemi, réclame son ministère; comme un médecin qui soigne les blessés des deux camps, il l'accueille sans hésitation, et tous applaudissent à cette générosité. La terreur seule devait lui ravir ces beaux privilèges, que lui ont restitués nos derniers gouvernements. Et cet état de choses est si bien passé dans nos mœurs et convient tellement à notre caractère national, qu'à moins d'un bouleversement et d'une anarchie absolus, nul ne peut se faire aujourd'hui l'idée d'une société organisée sans une magistrature et un barreau, l'un aussi bien que l'autre indépendant
Source : Gallica

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Joseph Delaunay avait tout ce qui met un homme en évidence en temps de révolution : capacité, passion, chaleur d'âme, générosité. Il lutta vainement contre Choudieu, et ne put empêcher son frère de voter la mort du roi; mais , pour lui, il fut inébranlable dans sa résolution : il vota le bannissement, et, plus tard, le sursis et l'appel au peuple ; c'était vouloir sauver la victime. Aucun calcul d'intérêt ou de conservation n'arrêtait ses élans, quand il prenait la parole et s'abandonnait aux nobles instincts de sa riche nature
Source : Gallica

Camille Bourcier Essai sur la Terreur en Anjou… (1870)

Depuis le 9 thermidor, presque toutes les séances de la Convention étaient des plus tumultueuses. Les terroristes avaient vu avec rage le pouvoir qui leur échappait, passer dans des mains naguères amies. Les gens honnêtes, qui regrettaient leurs fautes passées, et trouvaient que trop de sang avait été versé, étaient décidés à s'opposer, au prix même de leur vie, aux hommes qui faisaient de Robespierre et de Marat leurs idoles, s'efforçaient de justifier les actes des Carrier, des Maignet et des Lebon, et faisaient, en un mot, de la terreur, l'idéal absolu de leur gouvernement.
Source : Gallica

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