Pierre-Joseph Thénard

Élements biographiques

Pierre-Joseph Thénard,  Quelques souvenirs du règne de la Terreur à Cambrai… (1860)

“ Tout en se mettant à la hauteur de la bande, en trempant avec elle ses mains dans le sang, il s'attache, comme Lebon, à se faire remarquer et à se rendre nécessaire en excitant sans cesse le trouble, en supposant des délits, et en inventant des conspirations ; c'est afin de pouvoir propager la terreur, promener la guillotine, incarcérer et égorger sans cesse.
Il fallait bien imiter ses maîtres, imaginer des crimes, faire croire à une seconde Vendée pour faire couler le sang, porter la désolation non seulement à Cambrai, comme à Arras, mais encore dans toute la contrée.
”
Source : Gallica

Pierre-Joseph Thénard,  Quelques souvenirs du règne de la Terreur à Cambrai… (1860)

“ Lemire, comme les autres, prédisait toujours à l'avance l'issue des débats. « Je viens; racontaitil un jour, je viens de déjeûner avec Joseph Lebon; il m'a dit: « Il y en a onze à passer au tribunal, je suis sûr qu'il y en a dix à guillotiner. » La conscience du juré était formée. »
On avait eu tort, disait Lemire, de suspendre son activité, si on l'avait encore laissé aller trois mois, on aurait commencé à être tranquille; je le crois bien, avec des amants si passionnés de la liberté, quand on leur laisse faire tout ce qu'ils veulent, une effrayante tranquillité est bientôt établie.
”
Source : Gallica

Pierre-Joseph Thénard,  Quelques souvenirs du règne de la Terreur à Cambrai… (1860)

“ Vous le savez, citoyens, vous qui vîtes cette enceinte consacrée à entretenir le feu sacré du patriotisme, devenue une arène horriblement scandar leuse, où, devant un tribunal de mort, un tigre altéré du sang humain (Lebon) disputait avec fureur la tête des patriotes. Dans ce lieu destiné à être le théâtre des plus belles vertus, des hommes couverts de sang et de forfaits foulaient aux pieds les mœurs et la justice, outrageaient la pudeur et condamnaient l'innocence à l'échafaud. Ainsi fut profané par des bourreaux ce sanctuaire de la liberté, cet asile de l'humanité souffrante ”
Source : Gallica

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