Léon Tolstoï

Léon Tolstoï

Résumé

Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Les Décembristes

Vous savez qu’aujourd’hui vous n’aurez pas de classe, que même les grands festoient, qu’aujourd’hui, c’est pour toute la maison, jour de repos et de plaisir. Vous savez que vous seul êtes cause de cette fête, et que, quoi que vous puissiez faire, on vous pardonnera tout, et il vous semble étrange que les gens de la rue ne fêtent pas comme vos familiers. Les sons vous paraissent plus sonores, les couleurs plus vives ; en un mot, c’est le sentiment du jour de fête. C’est ce qu’éprouvait Piotr Ivanovitch en revenant de l’église.
Le colportage d’hier, de Pakhtine, n’était pas perdu.
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Les Décembristes

Sa société, c’était tout le monde. Elle tenait tout Moscou et se conduisait avec lui comme avec ses familiers. La jeunesse et les hommes intelligents fréquentaient surtout chez elle. Elle n’aimait pas les femmes. Elle hospitalisait aussi des parasites des deux sexes que notre littérature a, on ne sait trop pourquoi, confondus dans un même mépris avec l’habit hongrois et les généraux. Mais Maria Ivanovna pensait que cela valait mieux pour M. Skopine, ruiné au jeu, pour madame Biécheva, chassée par son mari, de vivre chez elle que dans la misère.
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Les Décembristes

Un vieillard avenant, au crâne nu, avec une couronne de cheveux blancs épais, en lapti, en pelisse, avec une pièce blanche, neuve, au milieu du dos, entra à pas réguliers dans le chœur. Il le salua bas, secoua ses cheveux et alla déposer un cierge à l’autel.
C’était le marguillier Ivan Fédotov, un des meilleurs paysans du village Izlegostchi. Ivan Pétrovitch le connaissait. La vue de ce visage sévère, grave, suscita en Ivan Pétrovitch une nouvelle série de pensées.
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