Louise Fusil, L'incendie de Moscou, la petite orpheline de Wilna… (1817)
“ Lorsque M. le maréchal me prit avec lui, il me rendit un bien grand service , car alors je comptais ma vie pour si peu de chose , que j'aurais été trop heureuse de la perdre. Je passai le trop fameux pont de la Bérésina une heure avant le désastre ; il fut horrible. Cette petite rivière était tellement encombrée de morts , que l'on passait à cheval et même à pied par-dessus. Ce qui a péri d'hommes , de femmes , d'enfans, de chevaux, est incalculable. Les militaires, le sabre à la main , renversaient tout pour se faire un passage. ”
