Résumé

Abel Jeanjacques De la Substitution de la contribution générale proportionnelle et unique sur tous les revenus à tous les impôts actuellement existants… (1871)

C'est le revenu dit cadastral, c'est-à-dire celui qui est attribué à chaque immeuble dans l'état général des propriétés immobilières assises sur une commune. Or, ce revenu n'est pas le moins du monde le revenu vrai. Il a été établi sur la déclaration des contribuables qui, toujours en garde contre le fisc, leur éternel ennemi, se sont imaginés qu'ils paieraient d'autant moins d'impôt que le revenu qu'ils déclareraient serait plus abaissé : en sorte que les uns l'ont abaissé de moitié, d'autres d'un tiers, d'autres d'un quart, etc. Et la base de la contribution a été ainsi absolument viciée.
Source : Gallica

Abel Jeanjacques De la Substitution de la contribution générale proportionnelle et unique sur tous les revenus à tous les impôts actuellement existants… (1871)

Les fraudeurs ne seront plus justiciables que de l'opinion de leurs concitoyens ; ils seront notés d'improbité et la morale publique se relèvera.
Inutile de dire que l'organisation de la perception de la contribution proportionnelle et unique sur tous les revenus sera beaucoup plus simple que celle des impôts actuellement existants, et surtout n'exigera pas, comme ceux-ci, cette légion d'employés, cette paperasserie gigantesque, ces formes tracassières, inquisitoriales, blessantes, qui froissent le contribuable plus encore que l'impôt lui-même.
Source : Gallica

Abel Jeanjacques De la Substitution de la contribution générale proportionnelle et unique sur tous les revenus à tous les impôts actuellement existants… (1871)

L'impôt unique sur le revenu peut seul satisfaire aux conditions suivantes, à savoir : être parfaitement équitable par sa proportionnalité rigoureuse ; atteindre tous les revenus, de quelque source qu'ils proviennent ; être d'une perception facile et n'entraînant ni inquisition, ni procès; n'exiger qu'un nombre d'agents beaucoup moins considérable que celui qu'exige la perception des impôts actuels ; enfin procurer à l'Etat des ressources annuelles largement suffisantes et parfaitement assurées.
Source : Gallica

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