Charles Lescoeur,  De la condition de la dot mobilière sous le régime dotal… (1873)

“ Sous le régime de communauté, peut-on dire en effet, sous ce régime qu'au commencement de ce siècle les pays de droit écrit repoussaient énergiquement, comme un régime imprévoyant et barbare où le sort de la famille entière est remis à la discrétion d'un seul, le mari qui veut vendre un meuble, céder une créance, une action, une rente personnelle à la femme, ne peut le faire que s'il obtient le consentement de celle-ci. Sous le régime dotal, tel que l'entend la Cour de cassation, le mari est capable de disposer seul de tout ce qui est meuble comme de sa propre chose. ”
Source : Gallica

Charles Lescoeur,  Pourquoi et comment on fraude le fisc… (1909)

“ La déduction d'un passif réellement existant est absolument juste ; le fisc lui-même a été obligé d'en convenir. Manquons-nous à la loi morale en nous indemnisant d'un autre côté, par des dissimulations d'actif? Et si pour certaines valeurs nous sommes taxés deux fois, en France et à l'étranger? Et si des amendes doivent nous être infligées pour des actes commis par le défunt, pouvons-nous, en conscience, ne pas faire les déclarations qui nous y exposent? Il faut avouer que, bien souvent, l'homme le plus timoré n'éprouvera guère de scrupules. ”
Source : Gallica

Charles Lescoeur,  De la condition de la dot mobilière sous le régime dotal… (1873)

“ Lorsqu'une dot consiste en argent, le mari a le droit incontestable de disposer de la somme qui lui est remise : est-ce à dire qu'ici la question d'inaliénabilité ne puisse pas se poser? Nullement. La dot, en cette hypothèse, consiste pour la femme en une créance contre le mari, créance qui est garantie par une hypothèque légale. Décider qu'aucun acte de l'un ni de l'autre des époux, ni des deux conjointement, ne peut aboutir à la perte ou à la diminution de cette créance et de cette hypothèque, c'est décider que la dot, constituée en argent, est inaliénable. ”
Source : Gallica

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