René Depuichault

Élements biographiques

René Depuichault La Fraude successorale par le procédé du compte-joint (1910)

Le dépôt de fonds de banque est-il véritablement un dépôt au sens du Code civil? Analysons les grands traits de cette opération, telle qu'elle se pratique dans toutes les banques. Il est stipulé un intérêt, c'est-à-dire une rémunération, en faveur — non pas du dépositaire — mais du déposant- le dépositaire peut faire des fonds tel usage qu'il lui plaît sans
rendre compte au déposant, et sans autre obligation que de restituer à ce dernier le principal augmenté des intérêts courus — et, en aucun cas, le déposant ne pourra réclamer les fonds au dépositaire avant le délai convenu.
Source : Gallica

René Depuichault La Fraude successorale par le procédé du compte-joint (1910)

Est-ce à dire que le coffre-fort constitue un procédé de fraude merveilleux? Il ne faut pas oublier que les fraudeurs poursuivent un double but. Certes ils désirent éviter à leurs héritiers le paiement des droits de succession, mais par un procédé qui leur permette leur vie durant de tirer le meilleur parti de leur fortune. Or le procédé du coffre-fort ne répond pas à cette seconde condition puisque les fonds qu'on y laisse ne rapportent aucun intérêt, et qu'on est obligé d'encaisser soi-même ses coupons.
Source : Gallica

René Depuichault La Fraude successorale par le procédé du compte-joint (1910)

Les titres d'Etats étrangers exercent sur le public des capitalistes français une influence bien compréhensible. Même à infériorité de revenu, un titre d'Etat étranger offre plus de sécurité qu'un titre français d'une société quelconque. L'État de premier ordre ne fait jamais faillite; quant à l'Etat de second ordre, il affecte à ses emprunts, à titre de garantie, les revenus de tel ou tel impôt, ce qui donne au capitaliste français une grande sécurité.
Source : Gallica

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