Robert-Joseph Pothier

Robert-Joseph Pothier

Résumé

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres posthumes de M. Pothier… (1841)

Il y a quelques Arrêts qui ont jugé que les premiers Juges ne devroient point admettre la preuve des faits de démence, mais condamner l'accusé, sauf à la Cour, sur l'appel, à permettre la preuve de ces faits : mais ces Arrêts ne me paroissent pas devoir être suivis ; car, obliger les premiers Juges à condamner un homme qu'on a lieu de croire avoir été en démence lors du crime dont on l'accuse, sans pouvoir s'enquérir de sa démence, c'est vouloir les obliger de condamner un homme qu'ils ont lieu de croire innocent, puisqu'un fou est innocent, ce qui est contre le Droit naturel
Source : Gallica

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres posthumes de M. Pothier… (1841)

Chaque Juge est le Juge naturel de la rébellion à ses mandements. La raison en est évidente : si, dans les crimes ordinaires, le Juge du lieu où ils ont été commis, en est le Juge naturel, c'est que ces crimes attaquant principalement l'ordre et la tranquillité publique du lieu où ils sont commis, dont le Juge a la manutention , par la même raison , le crime de rébellion aux mandements d'un Juge attaquant principalement l'autorité de ce Juge, c'est ce Juge à qui appartient la manutention de sa propre autorité, qui doit avoir la connoissance de ce crime.
Source : Gallica

Portrait de Robert-Joseph Pothier Robert-Joseph Pothier Oeuvres posthumes de M. Pothier… (1841)

Lorsque les faits portés par l'information ne paroissent pas devoir mériter une peine publique, et qu'ils ne sont pas d'ailleurs assez éclaircis pour décider des dommages et intérêts qui peuvent être prétendus par le plaignant, le Juge reçoit les parties en procès ordinaire, sauf à reprendre la voie extraordinaire, au cas qu'il survienne des preuves de faits plus graves, et de nature à y donner lieu.
Source : Gallica

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