Saisie judiciaire

Définition et enjeux

Jules-Xavier Brémond Traité théorique et pratique de la compétence administrative (1894)

De même, les saisies, opérées par les préfets des départements et à Paris par le préfet de police en vertu de l'art. 10, C. instr. crim., constituent des actes de police judiciaire ; l'autorité judiciaire est par suite seule compétente pour connaître de l'action en revendication des objets saisis et de l'action en dommages-intérêts dirigée contre l'auteur de la saisie.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Plaidoyer prononcé par M. Mérilhou… (1817)

C'est là cet acte qu'on a appelé une seconde saisie, et qui n'est autre chose que ce qu'on appelle ordinairement un procès-verbal de récollement. Or, un procès-verbal de récolement n'est pas une saisie , puisqu'il n'y a pas déplacement; ce n'est qu'une reconnaissance de l'état d'une
première saisie, qui ne peut être obligatoire pour aucun gardien judiciaire, et qui n'est pas le titre de la détention nouvelle
Source : Gallica

A. Jouanneau Le Juge de paix et la police judiciaire… (1910-1911)

SAISIES.
555. — En matière de flagrant délit, le juge de paix procède, au domicile de l'inculpé ou partout ailleurs, à la saisie de tous les objets pouvant servir de pièces à conviction ou à décharge.
556. — Les objets que ce magistrat doit rechercher et saisir varient suivant la nature du crime ou du délit commis ; en général, ce sont : les effets trouvés sur le lieu même du crime ou délit, qui peuvent en dénoncer l'auteur, ou qui sont reconnus pour appartenir à l'inculpé, comme son chapeau, ses souliers, sa tabatière, sa pipe ou ses vêtements
Source : Gallica

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