Résumé

J.-B. Yèche Traité de la lettre de change, du billet à ordre… (1846)

On a beau vouloir priver une simple obligation, une obligation ordinaire, des effets que la loi attribue exclusivement à la lettre de change. La condition de la remise est facilement éludée et elle n'existe que fictivement sur les trois quarts des lettres de change ; elle n'y existe que parce que les créanciers ou les prêteurs veulent se procurer les garanties de la juridiction commerciale et de la contrainte par corps contre leur débiteur ; elle n'existe que parce que les banquiers veulent profiter des bénéfices énormes que leur procurent les comptes de retour.
Source : Gallica

J.-B. Yèche Traité de la lettre de change, du billet à ordre… (1846)

La théorie, basée sur la loi romaine qui regarde le porteur comme un cessionnaire du dernier endosseur, détruit l'essence de l'endossement, et rend inexplicable la position du porteur, auquel on ne peut pas objecter les exceptions opposables aux endosseurs qui le précèdent. L'engagement du tireur n'est pas une cession, car la plupart du temps le tiré ne doit rien au tireur. L'on peut dire que le tireur contracte deux engagements, l'un vis-à-vis du preneur, l'autre vis-à-vis de tous ceux qui pourront devenir porteurs de la lettre, et alors
on n'a plus besoin de supposer une cession
Source : Gallica

J.-B. Yèche Traité de la lettre de change, du billet à ordre… (1846)

Cependant, lorsque les modifications demandées ne peuvent intéresser ni léser le tireur, l'usage, basé sur l'intérêt du commerce, a établi que ce dernier n'avait pas le droit de les refuser.
Tout individu qui fait partie du contrat de change, à quel titre que ce soit, comme débiteur ou comme caution, qu'il ne soit ni marchand, ni banquier de profession, est justiciable des tribunaux de commerce; il engage sa liberté individuelle pour la fidélité et l'exactitude du paiement ; il est contraignable par corps.
Source : Gallica

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