Résumé

Victor Bécane Questions sur les sociétés et la lettre de change suivies des solutions (1846)

Ainsi dans le cas où un associé consentirait, par un motif d'affection, à donner une part de son bénéfice à une personne qui ne ferait aucun apport dans la société, cette convention serait une pure donation et non un contrat de société : Donationis causa societas non recte contrahitur. - Il est évident qu'il n'est pas le moins du monde nécessaire que ce que chacune des parties contractantes apporte ou promet d'apporter à la société, soit quelque chose de même nature ; mais il faut que ce que chacun des associés apporte à la société, soit quelque chose d'appréciable.
Source : Gallica

Victor Bécane Questions sur les sociétés et la lettre de change suivies des solutions (1846)

La ruine complète et l'emprisonnement qui menace tous les associés en cas de faillite, suffit naturellement pour leur inspirer la prudence et la circonspection. Il est clair que la solidarité est de l'essence de toute société en nom collectif, et que ce serait la dénaturer que d'y porter la moindre atteinte.
La société en nom collectif a une raison sociale , mais cela ne lui est pas particulier comme la solidarité , car la société en commandite a aussi la sienne.
Source : Gallica

Victor Bécane Questions sur les sociétés et la lettre de change suivies des solutions (1846)

Lorsque l'un des associés a contracté en son nom personnel, quoique le contrat ait tourné au profit de la société , celui qui a contracté avec cet associé n'aura pas pour cela d'action contre les autres associés, car selon les principes du droit, un créancier n'a d'action que contre celui avec qui il a contracté, et non contre ceux qui ont profité du contrat : personam contrahentium non egrediuntur contractus. Le créancier n'a à l'égard des autres associés que la voie de saisir entre leurs mains ce qu'ils doivent à son débiteur à raison de cette affaire.
Source : Gallica

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