Résumé

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Plaidoyer prononcé par M. Mérilhou… (1817)

L'intention ne peut exister sans la volonté de consommer le crime; et toujours cette volonté est accompagnée du desir d'en profiler et de le tenir caché.
Si donc le prévenu d'un délit avertit d'avance l'autorité compétente de l'intention où il est de le commettre ; s'il met entre les mains de cette autorité tous les moyens d'empêcher que le délit ne soit consommé ; s'il se remet pour ainsi dire en otage à la discrétion de l'autorité ; comment admettre en lui cette intention criminelle, cette volonté de nuire, qui seule fait le crime, et entraîne la punition?
Source : Gallica

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Plaidoyer prononcé par M. Mérilhou… (1817)

Nous n'en connaissons pas ; mais nous connaissons la Charte qui permet la critique de tous les actes ministériels sans exception; nous connaissons une loi pénale qui punit les calomnies ou les injures
contre le Roi, les atteintes portées contre son autorité. Si la politesse n'est un devoir, nulle part le manque de politesse n'est un crime.
Le style est tout l'homme, a dit un grand écrivain qui peignit la nature avec cette sublimité de pinceaux digne de sort modèle. Le style est tout l'homme
Source : Gallica

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Plaidoyer prononcé par M. Mérilhou… (1817)

Ce qu'un simple écrivain peut faire pour un seul ministre, il peut le faire pour tous, et toujours avec le danger unique de plusieurs actions en calomnie.
Tant qu'on n'attaque un ministre, on des ministres, ou tous les ministres ensemble, que comme ayant mal usé de la mission royale, vainement voudraient-ils chercher aux pieds du trône un asile sacré, pour delà accabler leurs détracteurs de tout le poids de l'autorité royale indignement attaquée : la justice peu séduite par ces sophisines, écartera le manteau usurpé dont se couvriraient ces ministres
Source : Gallica

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