Bénéfice de cession

Définition et enjeux

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean,  Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

“ Mais la cession n'en procurait pas moins au cédant de notables avantages : — 1° Elle le mettait à l'abri de la contrainte personnelle (L. 1, C. 7, 71) ; —2° Elle faisait que la vente des biens n'entraînait plus l'infamie (L. II, C. 2, 12) ; — 3° Enfin, le débiteur ne pouvait être poursuivi sur les biens acquis depuis la cession, que in quantum facere potest, c'est-à-dire, en conservant ce qui lui était nécessaire pour vivre ; c'est ce que les modernes appellent bénéfice de compétence. ”
Source : Gallica

Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Le bénéfice de cession n’est accordé qu’à ceux qui étant tombés en pauvreté, remettent de bonne foi leurs biens à leurs créanciers. Les étrangers non naturalisés ne sont point reçus à cession, ni le fermier contre le propriétaire, ni le principal obligé contre la caution, ni ceux qui ont obtenu des remises, & fait des contrats d’atermoiement. La cession emporte note d’infamie, & oblige à porter un bonnet vert ”
Source : Wikisource

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Cession est un terme générique, dont les espèces sont le transport, l’abandonnement de biens, la subrogation, & la cession en Justice.
Cession est aussi un abandonnement qu’on fait de tous ses biens en Justice, ou volontairement à ses créanciers, pour éviter la contrainte par corps. Bonorum cessio. On ne peut faire cession qu’en vertu des Lettres du Prince, qu’on appelle bénéfice de cession. La cession est une mort civile.
”
Source : Wikisource

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