Résumé

Raoul Clément Exposé pratique de la procédure suivie devant le Conseil d'État et devant le Tribunal des conflits… (1882)

La loi de 1790 ne parle que de L'incompétence; celle de 1872, que de l'excès de pouvoirs; mais la jurisprudence admet, conformément à l'article 19 du projet de loi de 1840, que « le Conseil d'État statue sur les recours, pour incompétence et excès de pouvoirs, contre toutes les décisions administratives. » (V. Dalloz Alph. — Conseil d'État, n° 139.)
Dans la pratique, il n'y a pas d'intérêt à distinguer l'incompétence de l'excès de pouvoirs, puisque malgré les différences qui les séparent, l'une et l'autre de ces causes donnent ouverture au recours.
Source : Gallica

Raoul Clément Exposé pratique de la procédure suivie devant le Conseil d'État et devant le Tribunal des conflits… (1882)

Pour déterminer les attributions du Conseil d'État en matière contentieuse. il convient d'expliquer d'abord ce qu'il faut entendre par contentieux administratif en général.
Tout acte administratif qui blesse un intérêt, ne donne pas forcément naissance à un recours contentieux; beaucoup de ces actes ne relèvent en effet que du pouvoir discrétionnaire de l'administration et tout ce que les parties lésées peuvent faire, c'est d'en demander la réformation comme une faveur, que l'autorité administrative est d'ailleurs toujours libre de refuser. C'est ce que l'on appelle le recours gracieux.
Source : Gallica

Raoul Clément Exposé pratique de la procédure suivie devant le Conseil d'État et devant le Tribunal des conflits… (1882)

Les décisions des ministres peuvent être frappées d'opposition, si elles sont par défaut; mais il faut pour cela que le ministre ait prononcé comme juge, et c'est là un point souvent difficile à trancher, la doctrine et la jurisprudence n'étant pas encore nettement fixées sur les cas où le ministre fait acte de juridiction. Sans préjudice de l'opposition, il sera donc prudent, encore même que l'on niait produit aucune défense devant le ministre, de former toujours, dans les trois mois de la notification de la décision ministérielle, un recours devant le Conseil d'État.
Source : Gallica

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