Adolphe Chauveau

Résumé

Adolphe Chauveau Code d'instruction administrative… (1860-1861)

On a souvent reproché aux tribunaux administratifs d'être juges et parties ; j'ai repoussé ce reproche injuste, mais je veux une justice administrative s'harmoniant avec des formes protectrices des droits privés : ainsi, lorsque le préfet plaide pour l'État ou pour le département, il ne peut pas présider le conseil de préfecture. Est-il juste de faire estimer des indemnités relatives à des occupations de terrains par trois experts dont un représente l'État (l'ingénieur en chef) , et l'autre est nommé par le préfet, partie adverse? Le droit privé n'a donc plus de garantie.
Source : Gallica

Adolphe Chauveau Code d'instruction administrative… (1860-1861)

Elles sont, sur le rapport d'un maître des requêtes, l'objet d'une ample et mûre délibération, dans le sein de chaque comité; elles visent la demande, les pièces principales produites, les défenses ou observations des parties adverses, s'il y en a, ou des agents de l'État, ainsi que les lois et règlements de la matière; elles ont des considérants et un dispositif; elles portent un approuvé de la main du ministre qui les signe. — On doit regretter que toutes les décisions ministérielles, en matière contentieuse, n'aient pas cette forme légale de délibération et de rédaction.
Source : Gallica

Adolphe Chauveau Code d'instruction administrative… (1860-1861)

J'ai déjà dit que j'appliquais, par analogie, les dispositions de nos lois de procédure civile pour certaines formalités substantielles. J'ai même prouvé que la jurisprudence du conseil d'État admettait ce tempérament équitable dans beaucoup de circonstances. En est-il une plus favorable à l'application de ma doctrine? La notification est l'impression première de la décision ; cette notification fera courir les délais ; la chose jugée va s'élever toute puissante ; cette notification est presque une décision nouvelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature