La tierce opposition désigne un recours juridique qui permet à un tiers non concerné par un procès de contester une décision qui l’affecte, tout en limitant l’effet de la chose jugée. Ce dispositif, encadré par le code de procédure civile en France et en Belgique, a fait l’objet de discussions sur sa légitimité.
Albert Tissier en questionne ainsi la compatibilité avec des moyens juridiques « dénués de valeur intrinsèque », tandis qu’Adolphe Poignant parle d’un tiers intervenant pour corriger les déséquilibres d’une opposition politique. Dominique Dufour Pradt, lui, met en avant l’efficacité d’une opposition modérée et constructive. Ces perspectives révèlent une tension entre la protection des tiers et la rigueur procédurale, illustrée par les dispositions propres du droit québécois.