Félix-Albert Leroy

Élements biographiques

Félix-Albert Leroy Pouvoir personnel et souveraineté nationale… (1869)

A quoi bon descendre dans la rue, à quoi bon remuer des pavés, à quoi bon faire le coup de feu, quand toutes les questions peuvent se résoudre par le vote ? A quoi bon courir aux armes quand il suffit, pour obtenir satisfaction, d'envoyer à la Chambre des hommes indépendants, des hommes qui marchent du même pas que leur siècle, des hommes en communion parfaite d'esprit et de coeur avec l'opinion, cette reine du monde.
C'est la grandeur du suffrage universel de rendre inutiles ces prodigieux efforts des peuples, presque toujours suivis d'une triste rétrogradation.
Source : Gallica

Félix-Albert Leroy Pouvoir personnel et souveraineté nationale… (1869)

Hors de là, le suffrage universel n'est qu'erreur, mensonge et duperie.
C'est triste à dire, mais il y a en ce moment des hommes de quarante ans qui ne se doutent même pas du droit que la constitution leur confère, qui n'ont jamais tenu un bulletin de vote, qui ne savent pas comment l'on vote, et qui s'en font honneur et gloire.
Source : Gallica

Félix-Albert Leroy Pouvoir personnel et souveraineté nationale… (1869)

Ce moyen, c'est le vote.
Oui, si chacun comprenait toute la puissance du suffrage universel, si chacun s'en servait avec intelligence, l'ère des révolutions serait à jamais fermée, ou du moins ces grandes protestations sociales perdraient le caractère violent qui les rend si douloureuses aux peuples forcés d'y recourir. La Révolution s'accomplirait sans chocs, sans secousses, sans tiraillements ; elle prendrait une allure pacifique, elle rentrerait dans la légalité, et cesserait d'être un objet d'épouvante pour la grande majorité des citoyens.
Source : Gallica

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