F. Riou

Élements biographiques

F. Riou,  Considérations sur l'état politique et moral de la France… (1834)

“ Cette philosophie audacieuse et ignorante, qui ne savait pas méme distinguer l'abus de la chose, avait résolu, pour réformer les vices du gouvernement, de renverser à la fois le trône et l'autel, ne voyant dans celui-ci que l'instrument du despotisme des rois. Les coups qu'elle porta au même temps aux deux pouvoirs religieux et politique, ébranlèrent tous les fondements de l'édifice social. La religion une fois bannie du coeur de l'homme, la morale dut y mourir aussitôt. Qu'arriva-t-il donc? Que l'homme chercha la vie dans le vague des plus monstrueux forfaits. ”
Source : Gallica

F. Riou,  Considérations sur l'état politique et moral de la France… (1834)

“ Toute autorité qui s'appuierait sur un autre fondement ne serait que le droit du plus fort; droit monstrueux, qui constitue le genre humain dans un état de guerre perpétuelle, et réalise à la fois la double opinion de Hobbes et de Machiavel, qui prétendaient, le premier que les hommes ne peuvent vivre ensemble sans se tromper, et l'autre qu'ils sont nés pour se battre et s'entre-détruire.
D'où il appert clairement que les doctrines athées ne sont propres qu'à opérer la dissolution de toute société, et à isoler les hommes entre eux; isolement qui se termine par la mort de l'individu.
”
Source : Gallica

F. Riou,  Considérations sur l'état politique et moral de la France… (1834)

“ Aussi, lorsque je prétends que le souverain, tel qu'il soit, possède un pouvoir absolu, en ce sens qu'on lui doit soumission, sans quoi dès lors son pouvoir cesse d'exister; je m'empresse, d'autre part, de reconnaître que la monarchie à établir parmi nous doit être appuyée sur les lois fondamentales de l'état, véritable sauve-garde pour la nation, qui rentre dans son droit dès là que le prince, entraîné par l'ignorance ou les passions, vient à abuser du pouvoir qu'il n'a reçu que pour le bien de son peuple. ”
Source : Gallica

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