Adolphe Poignant

Résumé

Adolphe Poignant Six mois de l'histoire de France… (1851)

Que lui apprend la corruption ?
Que la fortune, que d'honorables distinctions ne s'acquièrent plus par un travail opiniâtre ni par l'accomplissement des devoirs, mais par l'intrigue et la faveur. Elle lui apprend à déserter ses ateliers, où le bien-être arrive lentement, mais sûrement, pour augmenter le nombre de ces solliciteurs, qui, passant leur vie dans les antichambres à toujours demander, à-toujours désirer, y perdent le goût d'un travail honnête et fructueux.
Elle lui apprend que la vertu n'est qu'un vain mot; qu'avec de l'argent on peut frapper à toutes les portes
Source : Gallica

Adolphe Poignant Six mois de l'histoire de France… (1851)

Est-ce là ce fier ministère qui signifiait à ceux de ses amis, qu'il trouvait tièdes ou indifférents, leur congé dans ces termes hautains : « Ceux qui trouveront que le gouvernement n'a pas le véritable amour, la véritable intelligence du progrès, ceux-là passeront dans les rangs de l'opposition? »
Voilà donc à quoi devaient aboutir toutes ces attaques virulentes contre l'opposition, ces forfanteries ministérieilles, ces engagements imprudents pris si fièrement à la tribune par MM. Guizot et Duchatel! à une honteuse reculade.
Source : Gallica

Adolphe Poignant Six mois de l'histoire de France… (1851)

Suivant Jérémie Bentham, c'est une maxime fondamentale du gouvernement représentatif que la véritable et naturelle vocation du député est de faire de l'opposition au pouvoir, parce qu'il est le représentant des intérêts populaires ; mais si sa tâche est de garantir la liberté contre le pouvoir, ce n'est pas pour les mettre aux prises l'un avec l'autre d'une manière hostile et funeste, c'est pour les conduire à de pacifiques et salutaires transactions. Or, je vous le demande, où sont les transactions possibles avec un langage comme celui de M. dé Lamartine?
Source : Gallica

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