Résumé

Alphonse Chambellan Aux électeurs, à propos du nouveau ministère (1832)

Le juste-milieu, tout méprisable qu'ont su rendre ce mot ceux qui en ont couvert leurs plans de réaction, le juste-milieu, c'est-à-dire, entre le carlisme et la république, la Charte de 1830 ; entre la propagande et la peur, une modération ferme : le juste-milieu est encore aujourd'hui l'opinion de la France, parce que c'est la seule qui donne en même temps des garanties à l'ordre , aux intérêts, aux sentimens. C'est cette opinion que le gouvernement blesse au coeur, par un mouvement à droite qui est une trahison. C'est au juste-milieu de se lever en niasse, et de rétablir l'harmonie troublée.
Source : Gallica

Alphonse Chambellan Aux électeurs, à propos du nouveau ministère (1832)

Depuis ce temps-là, le roi a sans cesse inspiré, conduit, dirigé jour par jour l'esprit de ses ministres et les chambres, et, jusqu'à un certain point, l'opinion. Depuis ce temps-là, les ministres ont cru gouverner, les chambres ont cru mener les ministres, le pays a cru mener les ministres et les chambres, et le roi seul a mené tout cela. Depuis ce temps-là, nous avons cru avoir un ministère qui administrait, des chambres qui faisaient les lois, le peuple a cru être souverain. Et il n'y avait pas d'autre gouvernement, d'autre législateur, d'autre souverain que le roi.
Source : Gallica

Alphonse Chambellan Aux électeurs, à propos du nouveau ministère (1832)

L'avènement du ministère du 11 octobre a surpris la France au milieu d'un calme plat, qui n'était ni le bien-être, ni la liberté, ni la sécurité, ni la paix, mais qui avait au moins, de toutes ces bonnes choses, certaines apparences.
Le pays, c'est-à-dire cette majorité immense qui n'a pas les petites haines et les mauvaises passions des partis ; qui ne veut pas d'une liberté farouche et hautaine, mais besogneuse et sans pain, comme la rêvent encore les têtes ardentes de nos républicains d'école
Source : Gallica

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