Résumé

Charles Cottu Du seul moyen de sortir de la crise actuelle… (1829)

Qui ne gémirait de l'entendre douter du dévouement, du devoir, de l'enthousiasme , de tous les sentimens généreux, et de la voir, instruite par l'expérience des temps, fonder tout l'espoir de sa stabilité sur l'ambition, l'orgueil et l'avarice? Ces tristes nécessités doivent-elles s'exposer au grand jour, et ne doivent-elles pas, au contraire, être soigneusement dérobées aux regards ? Est-il un peuple assez sage pour supporter sans irritation le tableau hideux de ses passions et de ses vices, et assez juste pour excuser le gouvernement de chercher un abri contre leur violence?
Source : Gallica

Charles Cottu Du seul moyen de sortir de la crise actuelle… (1829)

Si le peuple est souverain, il ne peut plus y avoir d'attaque quelconque, ni par le moyen de la presse, ni de toute autre manière que ce soit, contre le gouvernement établi. Il ne peut plus y avoir davantage de provocation à la révolte.
Qui peut, en effet, dans un pareil système politique, empêcher un citoyen d'exposer à ses concitoyens tous les vices de la Constitution en vigueur, et de les engager à la remplacer par une Constitution plus parfaite?
Source : Gallica

Charles Cottu Du seul moyen de sortir de la crise actuelle… (1829)

Mais les conséquences de la loi des élections se développent chaque jour avec une si effrayante rapidité, elles menacent l'Etat d'un bouleversement si certain, qu'il n'est plus permis aux ministres de n'en pas faire l'objet de leurs plus sérieuses méditations, et que, fût-on seul de son avis, on devrait se considérer comme le seul sage, le seul éclairé, le seul ayant conservé la faculté de la vue, et se croire encore autorisé à dire, à répéter, à crier à haute voix, que la royauté n'est plus possible en France avec un pareil système électoral.
Source : Gallica

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