Résumé

Histoire de Louis-Philippe , par Edgar Lévort… (1881)

D'illustres avocats, Bethmont, Marie, Ploque, Michel de Bourges, donnèrent un vif éclat à la défense et démontrèrent facilement la futilité de l'accusation : accusés et défenseurs levèrent pour la première fois le drapeau de la république. Le 18 avril, le procès se termina par un acquittement. Dès lors, l'abîme était creusé entre le gouvernement de Louis-Philippe et les combattants de Juillet; par contre-coup, l'opposition dynastique, privée de l'appui de tous ceux qui se rattachaient à la république, perdait toute force et tout prestige.
Source : Gallica

Histoire de Louis-Philippe , par Edgar Lévort… (1881)

Odilon Barrot défend la cause de la duchesse d'Orléans et du comte de Paris. Larochejaquelein réclame à son tour la convocation du peuple; à ce moment, la foule armée force les portes en criant : « La déchéance, la déchéance ! Vive la république ! ». Le tumulte est à son comble; Ledru-Rollin évoque le souvenir des abdications de 1815, de 1850, aux applaudissements de la foule; il propose l'établissement d'un gouvernement provisoire nommé par le peuple, et réclame une convention. Lamartine, après quelques paroles respectueuses pour la duchesse d'Orléans, se rallie à cette proposition.
Source : Gallica

Histoire de Louis-Philippe , par Edgar Lévort… (1881)

Carrousel et les Tuileries étaient transformés en une véritable citadelle.
Le mercredi, la foule, au lieu de s'attaquer aux grosses masses armées, enlève les petits postes, enfonce les boutiques d'armuriers, harcèle la troupe, lui fait une guerre d'escarmouches ; partout se dressent des barricades ; démolies par le canon, elles sont aussitôt relevées.
Dans la journée du mardi, la garde nationale qui
— 148 — voulait la réforme et la chute du ministère Guizot, mais sans moyens violents, avait essayé de maintenir l'ordre dans les rues.
Source : Gallica

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