Traité de Tafna

Définition et enjeux

Portrait de François Ducuing François Ducuing,  Revue des Deux Mondes

“ En effet, qu’avait produit le traité de Tafna, qui nous avait forcés à l’occupation restreinte ? L’ennemi, voyant que nous n’allions plus l’inquiéter sur l’Atlas, vint bientôt nous chercher dans le Sahel. Nous n’avions sans doute qu’à le repousser loin de nos retranchemens en attendant qu’il revînt pour le repousser encore : c’est ainsi précisément que nous avions fait à Bougie ; seulement l’ennemi repoussé reparaissait le lendemain, et ces incursions quotidiennes, qui duraient depuis 1833, nous avaient coûté plus cher que n’aurait fait la conquête de toute la Kabylie. ”
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non signé,  Revue des Deux Mondes

“ Le Moniteur du 18 juillet a enfin publié ce traité de la Tafna, qu’on avait, sans le connaître, attaqué avec tant de violence. Aujourd’hui qu’on le connaît, on ne l’en attaque pas moins ; mais il faut bien se garder de croire tout le mal que l’on en dit, et peut-être même ne faut-il pas s’en étonner. Nous nous sommes fait, tous tant que nous sommes, de si grandes illusions sur Alger ; nous avons là-dessus de si fortes erreurs à reconnaître et à rectifier ; nous avons tant de vérités modestes à apprendre, et tant de mensonges d’amour-propre à oublier ”
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Charles Louandre,  Revue des Deux Mondes

“ La question d’abandon écartée sans retour, on se trouva de nouveau aux prises avec deux systèmes opposés qui consistaient, l’un à soumettre et à occuper tout le territoire de l’ancienne régence, l’autre à n’en occuper que les points principaux, en laissant le temps et les intérêts de la politique et du commerce resserrer les relations de la France et des indigènes. Ce dernier système prévalut un instant dans l’opinion des chambres et du pays, et le traité de la Tafna, conclu en 1837, en fut la consécration. L’expérience démontra bientôt qu’on avait fait fausse route ”
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