Armand-Gabriel Rozey

Résumé

Armand-Gabriel Rozey Cris de conscience de l'Algérie… (1840)

Le traité n'est pas avantageux ; car il rend l'émir plus puissant qu'une victoire aurait pu le faire, et nous place dans une position précaire, sans garantie, resserrés dans de mauvaises limites. Il n'est pas honorable ; car notre droit de souveraineté ne repose sur rien, et nous abandonnons nos alliés. Il n'était pas nécessaire ; car il ne dépendait que de nous de nous établir dans la Mitidja et autour d'Oran, et de nous y rendre inattaquable en réservant l'avenir.
Sans doute la paix peut donner à ce pays une prospérité momentanée ; mais qu'on y prenne garde !
Source : Gallica

Armand-Gabriel Rozey Cris de conscience de l'Algérie… (1840)

En suivant pas à pas la marche des événements, on se pénètre jusqu'à la dernière évidence, Messieurs, que le sang et les trésors de la France, qu'on reproche à l'Algérie d'avoir consommés, dont le gouvernement s'est toujours montré si prodigue quand il a fallu venger un outrage, et si avare quand il s'est agi de le provenir, n'ont en réalité été dépensés que pour réparer ses fautes, et non pour assurer l'avenir colonial de ce beau pays;, qu'il serait injuste d'en accuser.
Source : Gallica

Armand-Gabriel Rozey Cris de conscience de l'Algérie… (1840)

Dans la province d'Alger, la délimitation est plus défectueuse encore. Qu'est-ce qu'une limite comme la Chiffa, qui, les trois quarts de l'année, n'a pas deux pieds d'eau, qu'on peut franchir partout, et dont la rive opposée est habitée par la population la plus pillarde et la plus turbulente de la régence? Pourquoi ne pas garder au moins -toute la Mitidja? pourquoi en abandonner une des parties les plus riches, sans avantage et sans nécessité?
Certes, une telle prétention était bien modeste, et jamais, à ma connaissance, la possession de cette plaine n'avait été mise en doute.
Source : Gallica

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