Hubertine Auclert,
Les Femmes arabes en Algérie
“ Pendant que l’on gaspillera l’argent rue Saint-Dominique, on n’aura pas de quoi indemniser les Arabes qui ont guerroyé pour nous vingt ans. Quand, talonné par le besoin, l’ex-soldat de la France, Salah ben Abdalhah, qui ne connaît, pour pouvoir gagner sa vie, d’autre métier que le métier militaire, va, rouge de honte, réclamer chez ses coreligionnaires « la part de Dieu » ou solliciter de sa tribu des secours, on le cingle de cette apostrophe : « Ceux que tu as servis sont donc bien ingrats qu’ils ne peuvent rassasier ta faim après t’avoir usé pour leur gloire ? » ”
