Résumé

Charles Brunet-Millon Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)

Les palétuviers descendent parmi les vagues et viennent entremêler leurs racines aux algues et aux coraux de la mer. Dans le moindre recoin de la côte, un peuple de boutres dresse ses souples antennes ;
d'innombrables barques de pêche volent sur la mer. Dans le canal de Mozambique le rivage est encaissé, les fleuves descendent à la mer en estacades.
C'est le pays des Zendjs. Au centre, comme un navire à l'ancre, l'île de Zanzibar, que les boutriers appellent Oungoudja, « la station ».
Source : Gallica

Charles Brunet-Millon Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)

Les habitants du pays d'Oman eurent dès l'origine à chercher à travers l'océan des communications avec l'Arabie plus complètes que les étroits sentiers du rivage : « Le territoire d'Oman est en réalité une île, dit Reclus : au nord il affronte une mer plus large et plus dangereuse que le golfe Persique, au midi il s'adosse à l'infranchissable Nahra ; il garda de tout temps son indépendance de culture, même à l'heure actuelle on y parle une langue qui semble n'avoir aucune analogie avec l'arabe ».
Source : Gallica

Charles Brunet-Millon Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)

Et l'on ne saurait prétendre que la seule considération des nécessités de la situation européenne justifiait pour nous une politique d'effacement. L'Angleterre n'eut pas toujours les mains libres et son « splendide isolement » ne fut jamais pour elle un gage de force et de sécurité. A de certaines heures le « bluff de la guerre » n'aurait dû tromper personne, et pour ne pas laisser prescrire nos droits, il eût suffit d'une attitude virile ou d'un énergique rappel au respect des engagements (Egypte, 1882 ; Afrique Orientale, 1886 et 1890 ; Mascate, 1900) .
Source : Gallica

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