Eugène Réaume, Étude historique et littéraire sur Agrippa d'Aubigné (1883)
“ L'historien a mesuré l'âme du roi sur le patron de la sienne, et, sans pardonner la capitulation, il suppose le combat réel, sincère et douloureux. Aux yeux des protestants, la grande tache, inexpiée par l'Edit de Nantes, c'est d'avoir estimé que « Paris vaut bien une messe, » c'est d'avoir acheté le trône par l'apostasie. Eh bien ! d'Aubigné qui a entendu « souspirer le Roi en ses perplexités, » qui l'a vu hésiter, souffrir, pleurer, se révolter à certains instants, lave cette tache autant qu'il est en lui par le tableau même de ces souffrances. ”
