Ludovic Lalanne

Élements biographiques

Ludovic Lalanne Les tragiques (Nouvelle édition… (1857)

L'autre ciel, l'autre terre ont cependant fui; Tout ce qui fut mortel se perd esvanoui.
Les fleuves sont sechez, la grand mer se desrobe ; Il falloit que la terre allast changer de robe.
Montagnes, vous sentez douleurs d'enfantemens ; Vous fuyez comme agneaux, ô simples eslemens !
Cachez-vous, changez-vous ; rien mortel ne supporte La voix de l'Eternel, sa voix puissante et forte.
Dieu paroist : le nuage entre luy et nos yeux S'est tiré à l'escart, il s'est armé de feux ; Le ciel neuf retentit du son de ses louanges; L'air n'est plus que rayons, tant il est semé d'anges.
Source : Gallica

Ludovic Lalanne Brantôme, sa vie et ses écrits (1896)

Voici la fin d'une oraison funèbre qui laisse bien loin derrière elle les louanges de Brantôme : « Qu'il me soit permis d'espandre sur son tombeau des fleurs que les Muses par mes mains luy présentent; d'offrir des lys à sa pureté, des roses à sa vertu, l'ombrager tout de palmes, le couvrir de lauriers que le seul parterre de ses vertus me fournira avec plus d'abondance que ne feront toutes les princesses des siècles passez. » (Discours funèbre sur le trespas de la reine Marguerite de Valois, jouxte la copie imprimée à Paris. Lyon, 11115, in-8°.)
Source : Gallica

Ludovic Lalanne Les tragiques (Nouvelle édition… (1857)

Le soleil radieux N'est qu'une noire nuict au regard de ses yeux.
Les morts ressuscitent Et sortent de la mort comme l'on sort d'un songe.
Tout se dresse contre les persécuteurs, tout, jusqu'aux éléments.
« Pourquoy (dira le feu) avez-vous de mes feux, Qui n'estoient ordonnez qu'à l'usage de vie, Faict des bourreaux, valets de vostre tyrannie ? »
L'air encor une fois contr'eux se troublera, Justice au juge sainct, trouble, demandera, Disant : « Pourquoy, tyrans et furieuses bestes, M'empoisonnastes-vous de charongnes, de pestes, Des corps de vos meurtris ? »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature