Ludovic Lalanne, Les tragiques (Nouvelle édition… (1857)
“ L'autre ciel, l'autre terre ont cependant fui; Tout ce qui fut mortel se perd esvanoui. Les fleuves sont sechez, la grand mer se desrobe ; Il falloit que la terre allast changer de robe. Montagnes, vous sentez douleurs d'enfantemens ; Vous fuyez comme agneaux, ô simples eslemens ! Cachez-vous, changez-vous ; rien mortel ne supporte La voix de l'Eternel, sa voix puissante et forte. Dieu paroist : le nuage entre luy et nos yeux S'est tiré à l'escart, il s'est armé de feux ; Le ciel neuf retentit du son de ses louanges; L'air n'est plus que rayons, tant il est semé d'anges. ”
