Massacre de Paris

Définition et enjeux

Théophile Lavallée Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850

Les proscripteurs eurent horreur, non des flots de sang qu'ils versaient, mais du passage des charrettes de condamnés à travers les quartiers les plus populeux de Paris, et ils transportèrent l'échafaud de la place Louis XV, où il était en permanence, d'abord à la place de la Bastille, ensuite près de la barrière du Trône. Et dans ce massacre, il n'y eut pas que des nobles, des prêtres, des ennemis réels ou supposés de la révolution, qui périrent, mais des bourgeois, des ouvriers, des femmes du peuple, des républicains sincères.
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Portrait de Camille Pelletan Camille Pelletan La Semaine de Mai

Le massacre n’eut pas pour cause une fureur spéciale à l’armée ; car la même passion aveugle qui couvrait de cadavres les rues de Paris poussait la population accidentelle de Versailles à insulter, à frapper les prisonniers ; et pendant que les soldats fusillaient, la presse conservatrice leur signalait les victimes.
Cherchons, dans les événements qui précédèrent la rentrée des troupes dans Paris, l’explication exacte des exécutions sommaires.
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Théophile Lavallée Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850

L'irritation de la grande ville fut extrême quand elle se vit traversée par ces gentilshommes du Midi, ces ministres au visage sombre et austère, tous ces méchants huguenots qui avaient, depuis dix ans, tant tué de moines et pillé d'églises: elle se crut envahie par des étrangers; elle se crut trahie par le roi; elle résolut de tout exterminer. Halles, métiers, confréries, se mirent en mouvement: la cour, débordée par la fureur populaire, se hâta de prendre l'initiative du massacre. Quel spectacle présenta Paris dans cette nuit de la Saint-Barthélémy (24 août 1572) !
Source : Gutenberg

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